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Déficit foncier 2026 : jusqu'à 21 400 € déductibles pour vos travaux de rénovation énergétique

Déficit foncier 2026 : jusqu'à 21 400 € déductibles pour vos travaux de rénovation énergétique

Plafond du déficit foncier porté jusqu'à 21 400 € pour la rénovation énergétique : conditions DPE, date de paiement, exemple chiffré. Le mode d'emploi du bailleur.

À l'approche de la fin d'année, une question revient chez les propriétaires bailleurs : les travaux engagés dans un logement locatif peuvent-ils encore alléger l'impôt 2026 ? La réponse tient en une règle simple — c'est la date de paiement qui compte — et en un dispositif encore trop méconnu : le plafond du déficit foncier, porté jusqu'à 21 400 €pour les rénovations énergétiques qui sortent un bien des classes E, F ou G.Mode d'emploi.

Le déficit foncier, comment ça marche

En location nue au régime réel (déclaration n° 2044), les charges supportées pour un bien — travaux d'entretien, de réparation et d'amélioration, assurances, taxe foncière, frais de gestion — se déduisent des loyers encaissés. Quand ces charges dépassent les loyers, le résultat devient négatif : c'est le déficit foncier.

Ce déficit s'impute sur le revenu global (salaires, pensions…) jusqu'à 10 700 €par an. L'excédent n'est pas perdu : il se reporte sur les revenus fonciers des dix années suivantes. Précision utile : la part du déficit issue des intérêts d'emprunt ne s'impute pas sur le revenu global — elle se reporte uniquement sur les revenus fonciers.

Le régime micro-foncier (abattement forfaitaire de 30 %) ne permet pas, lui, de créer un déficit : pour des travaux significatifs, le régime réel s'impose.

Jusqu'à 21 400 € pour la rénovation énergétique

Pour accélérer la rénovation des passoires thermiques, le plafond d'imputation sur le revenu global est rehaussé à hauteur des dépenses de rénovation énergétique, dans la limite de 21 400 € par an — ce n'est donc pas un doublement automatique, mais une majoration calée sur les travaux réellement payés. Les conditions :

·      le logement est classé E, F ou G au DPE avant travaux ;

·      les travaux lui font atteindre une classe A, B, C ou D, justifiée par un nouveau DPE ;

·      les dépenses sont payées entre le 1er janvier 2023 et le 31décembre 2027, sur devis accepté à compter du 5 novembre 2022, pour des travaux achevés au plus tard fin 2027 ;

·      le bien reste loué nu, au régime réel ;

·      les travaux sont réalisés par des professionnels — avec, lorsqu'elles sont exigées pour l'éco-PTZ ou MaPrimeRénov', les qualifications requises (en pratique, la certification RGE pour la plupart des gestes). Aucune condition de ce type, en revanche, pour le déficit foncier ordinaire de 10 700 €.

Les aides perçues (MaPrimeRénov', CEE) se déduisent des dépenses déclarées : seul le reste à charge compte.

La date de paiement change tout

Les dépenses se déduisent au titre de l'année où elles sont effectivement payées— peu importe la date de la facture ou celle du chantier. Un acompte versé en 2026 se déduit sur les revenus 2026, même si les travaux sont exécutés début 2027 (pour le plafond majoré, les travaux doivent toutefois être achevés dans la fenêtre du dispositif). Une facture réglée le 28 décembre 2026 pèse sur l'imposition des revenus 2026 ; la même facture réglée le 5 janvier 2027 bascule sur 2027.

Sur le terrain, la vraie contrainte de novembre n'est pas administrative : ce sont les plannings. Les artisans sont très sollicités en fin d'année — avant de signer, il faut vérifier que le chantier peut être terminé et payé avant le 31 décembre. Un devis accepté ne déduit rien ; une facture payée, si.

Un exemple chiffré

Prenons un appartement loué nu 800 € par mois, soit 9 600 € de loyers annuels, avec 2 400 € de charges courantes. Son propriétaire engage 25 000 € de travaux de rénovation énergétique payés en 2026 (isolation, ventilation, chauffage), qui font passer le bien de la classe F à la classe C.

Résultat foncier : 9 600 − 2 400 − 25 000 =−17 800 €.

·      Avec le seul plafond standard :10 700 € s'imputent sur le revenu global, et 7 100 € sont reportés sur les loyers des années suivantes.

·      Avec la majoration « rénovation énergétique » : le plafond est relevé à hauteur des dépenses, dans la limite de 21 400 € — la totalité des 17 800 € s'impute dès cette année.

·      À une tranche marginale de 30%, cela représente environ 5 300 € d'impôt en moins dès l'imposition des revenus 2026, au lieu d'environ 3 200 € avec le seul plafond standard, le reste étant différé.

Les conditions à ne pas rater

Trois points de vigilance avant de se lancer :

·      L'engagement de location. Le bien doit rester loué jusqu'au 31 décembre de la troisième année qui suit l'imputation,sauf exceptions (licenciement, invalidité, décès, expropriation). Une vente anticipée entraîne la reprise de l'avantage.

·      Le DPE d'arrivée. Sans nouveau DPE attestant la classe A à D, la majoration tombe et le plafond standard de 10 700€ s'applique. Les deux diagnostics, avant et après, se conservent précieusement.

·      Les bons matériaux. Une isolation mal choisie peut aggraver les désordres : le polystyrène, par exemple, ne convient pas aux bâtis anciens sujets à l'humidité, qui ont besoin de matériaux laissant respirer les murs. L'accompagnement par des spécialistes n'est pas une option,c'est la condition du résultat — au DPE comme au confort du locataire.

Et en location meublée ?

Le déficit foncier est propre à la location nue. En meublé (LMNP au réel), les travaux suivent une autre mécanique : ils s'amortissent sur leur durée d'usage et viennent réduire le résultat imposable année après année. Autre logique, autre calendrier — mais là aussi, les travaux finissent par payer.

Ce que ce dispositif révèle vraiment

Les aides et les dispositifs fiscaux ne manquent pas — mais tous restent suspendus à des décisions budgétaires et politiques à venir, et souvent conditionnés à des artisans RGE difficiles à trouver. En théorie, c'est très avantageux ; en pratique, un projet construit autour d'une aide revient souvent plus cher qu'un projet construit autour du bien. Chez Assertimmo, les propriétaires accompagnés qui isolent ou ventilent leurs biens ne le font pas d'abord pour l'impôt : ils le font pour le confort du locataire, pour la sortie des classes E, F ou G, et pour la valeur de leur patrimoine. C'est le bon ordre. Un logement sain et performant se loue mieux,se reloue plus vite et se dégrade moins. La fiscalité ne doit pas déclencher les travaux ; elle doit récompenser ceux qui étaient déjà justifiés. Le plafond majoré à 21 400 € fait exactement cela — encore faut-il caler le calendrier de paiement avant le 31 décembre.

En conclusion

Le déficit foncier reste l'un des leviers les plus efficaces du bailleur en location nue : jusqu'à 10 700 € imputables sur le revenu global chaque année, et jusqu'à 21 400 € quand des travaux de rénovation énergétique sortent le bien des classes E, F ou G, pour des dépenses payées d'ici au 31 décembre 2027. La règle d'or de novembre : un chantier terminé et payé avant la fin de l'année, des DPE avant/après conservés, et des matériaux adaptés au bâti. Vous envisagez des travaux dans un bien locatif et voulez valider le calendrier, les devis et l'impact fiscal ? Je veux en savoir plus.

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2026-11-04
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