Travaux en cours de bail : qui paie quoi entre propriétaire et locataire
La chaudière tombe en panne en janvier. Qui paie ? Voici la répartition claire entre propriétaire et locataire.

La chaudière tombe en panne en janvier. Qui paie ? Voici la répartition claire entre propriétaire et locataire.
Mi-janvier, 7 heures du matin. La chaudiere lache. Votre locataire vous appelle dans la foulee. "Il fait 8 degres dans l'appartement, qu'est-ce qu'on fait ?" Bonne question. Mais avant de decrocher le telephone pour appeler un chauffagiste, il y en a une autre : qui paie ? C'est la que ca se complique. Entre les réparations locatives, les gros travaux, la vétusté et le décret de décence, la frontiere n'est pas toujours nette. Voici le cadre legal — et surtout comment ca se passe sur le terrain.
La loi du 6 juillet 1989, article 7, pose la règle. Elle est simple dans son principe :
Simple en theorie. En pratique, la frontiere entre "menu entretien" et "gros travaux" fait l'objet de 80 % des desaccords entre propriétaires et locataires. Un robinet qui goutte, c'est clair — c'est pour le locataire. Une canalisation encastree qui cede, c'est clair aussi — c'est pour le propriétaire. Mais entre les deux, il y a une zone grise. Et c'est la que les conflits naissent.
La règle a retenir : si la réparation est liee a l'usage normal du logement et reste d'un montant modeste, c'est au locataire. Si elle decoule de la vétusté, d'un défaut de construction ou d'un équipement en fin de vie, c'est au propriétaire. Le critère, c'est la cause — pas le montant.
Le décret du 26 aout 1987 dresse la liste des réparations locatives. Ce n'est pas une liste vague — c'est un inventaire detaille. Tout propriétaire et tout locataire devrait l'avoir lu au moins une fois.
Concretement, le locataire prend en charge :
Vous avez un evier qui fuit ? Dans la plupart des cas, c'est un joint use ou un siphon a resserrer. C'est a la charge du locataire.
Point important : cette liste a ses limites. Le locataire n'a pas a payer une réparation si le problème vient d'un défaut de construction, de la vétusté ou d'un cas de force majeure. Un volet roulant qui bloque parce que le mecanisme a 25 ans, ce n'est pas du "menu entretien". C'est de la vétusté. Et la vétusté, c'est pour le propriétaire.
Le propriétaire est tenu de livrer un logement en bon état — et de l'y maintenir. L'article 6 de la loi du 6 juillet 1989 est explicite. Voici ce qui vous revient, propriétaire :
En resume : tout ce qui touche a la structure, a la vétusté et a la mise en conformite releve du propriétaire. Si vous mettez un bien en location, vous acceptez d'en assumer la perennite.
Le décret du 30 janvier 2002 fixe les critères minimaux qu'un logement doit respecter pour etre mis en location. Ce n'est pas une option. C'est une obligation. Si votre bien ne les remplit pas, le locataire peut exiger des travaux — et un juge peut vous y contraindre.
Les critères de décence couvrent trois domaines :
Le logement doit offrir au minimum 9 m² de surface habitable avec une hauteur sous plafond d'au moins 2,20 metres — ou un volume habitable d'au moins 20 m³.
En cas de colocation avec baux individuels la chambre louée doit avoir une surface d'au moins 9m2 et un volume égale à 20 m3.
Depuis 2023, les logements classes G+ (consommation superieure a 450 kWh/m²/an en énergie finale) ne peuvent plus etre loues. En 2025, c'est le tour des logements classes G. En 2028, les F. En 2034, les E.
Si vous êtes propriétaire d'un bien energivore, il est temps d'anticiper. Le cout d'un projet de renovation énergétique peut sembler lourd. Mais c'est toujours moins cher qu'un bien retire du marche locatif. Pour comprendre le calendrier complet, consultez notre article sur l'interdiction de louer des passoires energetiques .
Si votre logement ne respecte pas ces critères, le locataire peut saisir la CAF (suspension de l'APL) ou le tribunal. Le juge peut imposer les travaux, reduire le loyer, voire suspendre son paiement. Ne pas respecter le décret de décence, c'est s'exposer a un risque juridique et financier réel.
Oui. Mais pas n'importe comment.
L'article 7 e) de la loi du 6 juillet 1989 prevoit que le locataire ne peut pas s'opposer aux travaux d'amelioration des parties privatives ou communes, ni aux travaux nécessaires au maintien en état ou a l'entretien normal du logement.
En revanche, le propriétaire doit respecter un cadre précis :
Exemples concrets de travaux d'amelioration :
En pratique, tout se joue dans la communication. Un propriétaire qui previent son locataire trois mois a l'avance, qui propose un planning clair et qui coordonne les interventions pour limiter la gene — ca passe. Un propriétaire qui debarque avec un artisan sans prévenir, ca finit au tribunal.
C'est ici que la theorie rencontre le terrain. Parce que le vrai sujet, ce n'est pas de savoir qui paie. C'est de resoudre le problème vite et bien — sans que ca degenere.
Chez Assertimmo, quand un locataire signale un problème, le gestionnaire terrain se deplace. Pas dans trois semaines — dans les 48 heures pour les urgences. Il constate, il identifie la cause, il déterminé qui prend en charge. C'est un arbitrage concret, pas un echange de mails sans fin.
Voici comment ca se passe sur le terrain :
C'est le principe du binome Assertimmo : un gestionnaire au siege pour le suivi administratif et financier, un gestionnaire terrain pour le diagnostic et la coordination. Le propriétaire n'a pas a gérer les allers-retours. Le locataire n'a pas a attendre des semaines. Et les problèmes se reglent avant de devenir des conflits.
La repartition des travaux en cours de bail n'est pas une affaire de negociation. C'est un cadre legal précis. Le locataire prend en charge l'entretien courant et les menues réparations. Le propriétaire assume la vétusté, les gros travaux et la mise aux normes. Le décret de décence fixe le plancher en dessous duquel un logement ne peut pas etre loue.
En pratique, 90 % des tensions viennent d'un manque de réactivité ou d'un flou sur la responsabilite. Un diagnostic rapide, un arbitrage clair et une coordination efficace reglent la majorite des situations avant qu'elles ne s'enveniment.
Vous êtes propriétaire bailleur et vous voulez que les travaux en cours de bail soient geres sans prise de tete ? C'est exactement ce que fait un gestionnaire terrain. Contactez Assertimmo — on vous explique comment ca marche sur votre secteur.